Production de contenus pour un site : penser « usine » autant que « service »

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Le lancement d’un site de contenus représente une aventure passionnante, dans laquelle les porteurs du projet s’immergent sans compter leur temps ni leur énergie. Au risque de ne pas prendre assez de recul sur ce qui fera, demain, vivre le site et la relation avec les internautes : la régularité et la qualité de la production. Il y a pourtant quelques – saines – questions à se poser !

1) Qui décide des sujets ? Bien sûr, vous avez pensé à la création d’un comité éditorial. Mais cela ne suffit pas. Il vous faut aussi un « rédacteur en chef » pour décider du lancement opérationnel de la réalisation d’un contenu (en fonction des ressources disponibles, de la difficulté, de l’actualité du moment, etc)

2) Qui valide les contenus produits ? Vous pouvez imaginer un circuit de relecture à plusieurs têtes, mais il faudra toujours un responsable final. Et la multiplication des interventions allonge bien entendu le processus. Il faut donc formaliser le rôle de chacun, et donner des délais de relecture. A noter que vous pouvez aussi déléguer la validation des contenus à l’agence avec laquelle vous avez peut-être choisi de travailler pour leur production.

Un responsable ultime des contenus

Notre conseil : Dans la presse, il y a deux circuits distincts pour la production et la validation, tous deux très structurés, mais placés en dernier ressort sous l’autorité d’un rédacteur en chef. Pourquoi changer ?

3) Etes-vous prêt pour le jour J ? Comme pour le numéro un d’un journal, le lancement d’un site de contenus doit se faire… avec plusieurs numéros en réserve ! En l’occurrence, un fond d’articles (au moins une vingtaine) qui vont pouvoir satisfaire, dès le jour J, la curiosité de l’internaute arrivé sur le site via une requête Google, et qui va découvrir à cette occasion sa richesse. Ce socle doit permettre de couvrir toutes les rubriques du site. Il peut également comprendre un glossaire (facile à faire et très efficace en termes de référencement).

4) Et pour le jour J+1 ? La constitution du comité éditorial n’est pas chose aisée. Les enthousiasmes du début peuvent retomber, si la flamme n’est pas ranimée régulièrement. Vous devrez donc responsabiliser les participants, donner un rythme, un programme, avoir des attentes en termes de propositions de contenus. Votre partenaire pour la production de contenus peut fort bien s’occuper de l’animation du comité mais en tant que porteur du projet, il vous incombe de motiver les troupes internes… et les auteurs/contributeurs éventuels à de futurs contenus.

Un poste au comité éditorial doit se mériter

Notre conseil : Votre comité doit comporter des membres permanents choisis pour leur implication et leur pertinence sur le projet. Et des membres « sur invitation », pour créer une attente chez eux et donc l’envie de contribuer.

5) Faire parler les clients : l’obtention d’un accord de clients/utilisateurs pour répondre aux questions d’un rédacteur, prend toujours plus de temps que prévu ! Mais ces contenus sont si riches qu’ils méritent vos efforts. Il faut donc prévoir une procédure ad hoc en interne pour identifier des cibles d’abord, les solliciter officiellement ensuite, les rassurer sur le processus de production jusqu’à la validation.

6) Pour se motiver dans les comités éditoriaux, rien de tel que de « brain stormer » sur la présence de tel ou telle star de notre écosystème sur notre site. Première règle : ne jamais se priver de rêver. Seconde règle : ne pas brûler ses cartouches inutilement. Il vaut donc mieux attendre que votre site soit « installé », pour que la star en question voie tout son intérêt de s’adresser, à travers lui, à une communauté d’internautes qui l’intéresse. Mais rien ne vous empêche, dès le lancement de votre comité éditorial, de dresser une liste des « cibles » à atteindre et des relais disponibles pour les toucher.

KPI : mesurez aussi l’efficacité de votre production

Notre conseil : comme dans toute usine, vous allez vous doter d’indicateurs (KPI) pour juger de la progression du site et de l’atteinte d’objectifs d’audience notamment. N’oubliez pas, dans la liste de ces indicateurs, d’en prévoir qui mesureront la production (nombre d’articles produits, déalis de production, efficacité des circuits internes et externes).

En direct de l’usine : quelques règles de bon sens

  • Un article « lancé » a forcément : une rubrique assignée, une forme à prendre (ITW, reportage, etc), un volume estimé, un auteur désigné ou une personne responsable de sa désignation, une date de remise et, si possible, des pistes de personnes à questionner
  • Le circuit de relecture doit être strictement défini (éventuellement externalisé) avec un responsable de « l’imprimatur » et des dead-lines dans le work-flow s’il y a plusieurs relecteurs
  • Il faut prévoir une solution de « secrétariat de rédaction », à savoir une personne en charge de la correction de l’orthographe, de la qualité de l’expression et surtout de la cohérence des textes, y compris entre eux
  • Préparer des cadres éditoriaux qui faciliteront la vie des écrivants, par exemple en créant des encadrés-types (trois points à retenir, l’avis de l’expert, c’est fait pour vous si…)

Vous avez quelque chose à dire, allez-y !