Le content marketing, un besoin pressant !

content marketing et incontinence urinaire

Le content marketing au secours des incontinents ? Ca existe. L’autre soir, je rentre de bonne heure à la maison et j’allume distraitement la télévision. L’inaltérable Julien Lepeers terminait son émission fétiche, et voilà l’écran de pub. Au menu : colle à dentier, ascenseur d’escalier et prothèses auditives. Jusqu’au clou de la série : la promotion du site dessolutionspourmavessie.fr.

Des solutions pour ma vessie, vraiment ?

Dois-je l’avouer ? J’ai d’abord trouvé bizarre de lancer un site avec un nom pareil. « Des solutions pour ma vessie point fr » ? A ce train là, ça serait bientôt le tour de jepuedelagueule.com ou de monmaripeteaulit.fr ? Mais mon intérêt professionnel est éveillé. Je fais une visite chez dessolutionspourmavessie.fr.

Le site, destiné aux incontinents et mis en ligne par le laboratoire pharmaceutique Astellas Pharma, offre un contenu sans fioriture, 100% orienté sur son sujet. Le ton est juste, bienveillant et moderne. D’accord, le site n’est pas très fun, à l’exception du visuel de la home page. Mais il est résolument utile, par construction.
Il est aussi multimédia, propose des tests, des liens, des sondages, des infos et des conseils. Sa promotion à la télévision démontre les espoirs qu’y mettent les responsables du labo. Et c’est gratuit. Aucune sollicitation, aucune publicité. A quoi ça sert ?

Un dispositif doublement utile

« Nous avons à cœur d’accompagner et d’éduquer les patients car nous savons que c’est ensemble que nous construirons demain », dit admirablement le boiler plate de l’entreprise. C’est entendu, et on sait l’esprit citoyen des laboratoires pharmaceutiques, se saignant chaque jour aux quatre veines pour l’éducation des masses.

On imagine presque encore mieux la présentation de l’opération aux médecins, sur un mode neutre, responsable, coopératif. Et l’effet positif pour l’image du laboratoire sur ces prescripteurs qui ne veulent plus se sentir des cibles mais considèrent d’un bon œil que les labos leur facilitent la pédagogie, voire leur rabattent des clients – y compris via la télévision.

Et maintenant ?

Reste à gérer la suite : comment faire vivre l’initiative pour qu’elle ne reste pas un « coup » isolé ? Comment enrichir les contenus ? Comment développer une communauté autour d’un sujet pareil ? Comment devenir le meilleur ami des incontinents ? Il reste de quoi faire.

 
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des solutions pour ma vessie

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