Blogs d’entreprise : 7 raisons pour ne rien faire… soi-même

TG hammac

Pourquoi les entreprises sont-elles si nombreuses à ne pas tenir la distance quand il s’agit d’entretenir un blog, un site de contenu, une newsletter en ligne ? Une étude IBM de 2010 annonçait que 80% des blogs corporate ne dépassent pas le cinquième post, et rien ne montre que la situation se soit améliorée depuis. Passage en revue des bonnes mauvaises raisons.

1 • Les contenus ont été confiés à un stagiaire. Quand il est parti, tout s’est arrêté

Quelle bonne idée de confier un blog au stagiaire du service communication ! Non content de manier les outils informatiques mieux que quiconque à l’étage, il comptait bien sur ce job pour réussir son rapport de stage. Il a eu tout le temps pour rencontrer les experts internes et faire parler des clients. D’accord, son orthographe n’était pas au top mais il (elle) avait l’immense avantage de ne pas coûter grand chose. Au fait, où sont passés les codes d’accès à la plate-forme de publication ?

2 • Pas le temps !

Il a fallu organiser le salon. Et les soldes de janvier. Le nouveau logo a pris un temps fou… juste avant de partir en vacances. Hiérarchiser ses priorités n’est jamais facile quand tout le monde vous tombe dessus. Au début, on écrit le soir à la veillée. On finit par sauter une semaine, et puis deux. Très vite on aime autant ne plus y penser.

3 • Marre de mendier

Devoir sans cesse relancer celles et ceux à qui l’on a demandé d’écrire un billet est épuisant. On ne peut pas compter sur les contributeurs internes, sauf à ce qu’ils y trouvent un intérêt personnel – visibilité, crédibilité, prime, qu’importe. Leurs priorités ne sont pas les vôtres. Les retards s’accumulent. On se croit obligé de s’excuser. Ils n’aiment pas forcément écrire – ils ne savent peut-être pas. Et leur boulet, c’est vous.

4 • On a oublié pourquoi il fallait le faire

On n’écrit pas que pour le plaisir. Même dans le cas d’un blog personnel, la durée de l’effort est directement proportionnelle à la clarté des objectifs de l’écrivant. Imaginez ce qu’il en est pour un site professionnel ! Une stratégie de contenu est indispensable – l’utilisation marketing de ce contenu constitue la seule raison de son existence. Combien de marketeurs utilisent correctement les contenus pour générer une visibilité naturelle dans les moteurs de recherche, des contacts physiques, des contrats, des ventes ? Le site n’est qu’un outil de la politique de content marketing.

5 • Y a t-il ici quelqu’un qui m’aime ce soir ?

Ecrire de bons articles est une chose, faire en sorte qu’ils soient lus en est une autre. On devrait consacrer autant de temps à la diffusion qu’à l’écriture. Est-ce bien le cas ? A commencer par vos collègues de travail : reçoivent-ils au moins un mail régulier pour leur indiquer les nouveaux articles ? Les tenez-vous au courant des résultats obtenus ? En parlez-vous à la cantine ?

6 • Pas de résultats

Ce qui ne se mesure pas n’a pas de valeur. Et pourtant, combien de marketeurs n’ont pas directement la main sur les statistiques de leur(s) site(s) ? Combien maîtrisent suffisamment Google Analytics et équivalents pour pouvoir en tirer des enseignements opérationnels valables ? Conduire les yeux fermés est le plus sûr moyen de terminer dans le décor.

7 • Les sujets sont épuisés

On a tellement donné dans les premiers articles qu’on se retrouve sec en deux mois. Ca… on en a parlé. Ca… on l’a déjà dit. On a fait le tour de la question. Je n’en suis pas si certain ! Mais si le sujet est ennuyeux pour vous, il risque de l’être encore bien plus pour vos clients. Existe t-il une crème de jouvence pour contenus affaissés ? La réponse est oui. Il n’y a pas de sujets ennuyeux. Il n’y a que des auteurs ennuyés !

A toutes ces raisons, nous opposons la politique la plus certaine : celle qui consiste à confier à des spécialistes du content marketing la mise en place et la gestion dans le temps de vos blogs d’entreprise…

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