Après le Panda, le Pingouin : le bestiaire des algorithmes Google

arche de Noé Google

Décidément, l’horoscope chinois est à la mode chez Google. Je vous avais déjà parlé l’an passé de l’algorithme Google Panda. Ses dernières mises à jour, en date du 20 avril, sont à peine mises en ligne que Google nous sort un nouvel animal de son chapeau : le Pingouin. La première version de « Penguin » est entrée en service le 25 avril.

Oui, il semblerait bien que Google aime jouer avec les nerfs des référenceurs. Est-ce pour faire passer plus facilement la pilule qu’il utilise des noms d’animaux que l’on aurait envie de serrer dans les bras – ou tout du moins des créatures que l’on pourrait classer dans la catégorie « inoffensives » ?

Pour continuer sur la lancée des noms d’animaux gentils commençant par la lettre « P », on pourrait parier sur le fait que le prochain algorithme de Google s’appellera Google Papillon ou Google Paresseux (oui je sais, ça ne marchera pas en anglais pour ceux là). Sauf qu’en constatant les dégâts occasionnés, ça sera plus un « Google Python » ou un « Google Piranha » qui s’attaquera à votre site si vous n’avez pas su préparer votre défense !

C’est quoi ce pingouin ?

Si le Panda avait pour objectif de tuer les sites « parasites » (contenus dupliqués, les « made for adsense », comparateurs de prix, etc.), cette fois-ci Google s’est attaqué aux sites suroptimisés pour le SEO … ou plutôt les sites web spammeurs comme l’a rectifié Matt Cutts (le Mr SEO de Google).

Le terme de web spammeur désigne ici les sites utilisant les techniques de « black hat », c’est à dire tout ce qui va à l’encontre des recommandations et techniques tolérées par Google. Parmi les pratiques particulièrement visées par le volatile du Grand Nord, celle qui consiste à blinder les sites de contenus sans réelle valeur informative, généralement réalisés à base de programmes déclinant « Belle marquise d’amour mourir vos yeux me font » dans tous les sens et à tous les temps. On dirait que beaucoup de sites de tourisme vont avoir du souci à se faire, ou je me trompe ?

A l’opposé du black hat, vous avez le white hat, ce que font une grande partie des référenceurs, notamment lorsqu’ils travaillent pour des grandes marques. Même si rien n’est jamais tout noir… ou tout blanc ! Le problème, comme à chaque mise à jour de l’algorithme, est que les dégâts ne concernent pas seulement les sites visés. Google met du reste à disposition des webmasters un « bureau des plaintes » pour que leurs sites puissent être réexaminés…

Comment lutter ?

Si vous n’avez rien à vous reprocher, il n’y a (presque) pas de raisons pour que votre site subisse les différents filtres de Google. J’ai rajouté le mot « presque » car il y a forcément un jour où votre site se retrouvera sur la liste noire des nuisibles à abattre.

Pingouin ou pas, l’idée est de toujours apporter un meilleur service, une meilleure expérience à son visiteur. Le meilleur moyen de lutter c’est d’anticiper sur l’amélioration inéluctable de l’algorithme et de son moteur d’analyse sémantique, en améliorant régulièrement son site et ses contenus. L’objectif est, encore et toujours, d’offrir aux internautes un site Internet agréable à visiter et sur lequel ils pourront apprendre, se renseigner, s’informer.

Le facteur clé de succès : le contenu !

Est-ce vraiment une surprise ? Au travers de ses améliorations successives, le moteur de Google ne fait que suivre la ligne tracée dès l’origine par ses concepteurs : une hiérarchisation des sites fondée sur leur utilité. Qualité et justesse du contenu sont chaque jour davantage au cœur de la visibilité sur internet.

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