Agences : l’avenir appartient aux hybrides

l'avenir des agences de RP est hybride

C’est parti ! L’hôtel, hier encore si calme, s’est rempli des participants au Content Marketing World. Il n’est pas difficile de se repérer les uns les autres, puisque la couleur officieuse de l’événement est… l’orange. Une teinte idéale vu le brouillard qui régnait la majeure partie de la journée.

Cette après-midi du mardi 4 septembre était consacrée à un séminaire pratique de trois heures et demie. Il fallait choisir le sien parmi six sujets :

  • Les fondamentaux du content marketing, par Heidi Cohen de Riverside Marketing.
  • Le content marketing pour les ONG et les associations, par Steve Drake de SCD Group, Russel Sparkman de FusionSpark Media, et Becky Rasmussen de AMR Management Services
  • Connaître ses cibles, par Adele Revella de Buyer Persona Institute
  • Les webinars de A à Z, par Mike Agron, de WebAttract
  • Publier et marketer un livre pour les entreprises et les marques, par Jim Kukral de Digital Book Lunch
  • Construire et développer une agence de content/inbound marketing, par Paul Roetzer de PR 20/20. En ce qui me concerne, c’est sur celui-là que j’ai jeté mon dévolu – ça n’est pas idiot de penser à soi de temps en temps, si ?

Paul Roetzer a commencé sa carrière en 2000 dans une agence de Relations Publiques classique. Mais il n’a pas tardé à trouver que le monde évoluait plus vite que les traditions des RP et en 2004 il part fonder, à 27 ans, une agence de RP digitales, qu’il appelle PR 20/20.

Son idée de base, c’était de sortir du système de facturation d’un retainer (d’honoraires) calculés au temps passé pour proposer une facturation « à la carte », basée sur un catalogue ambitieux qui dénombrait pas loin de 300 plats. Un peu comme certains restaurants asiatiques – et pas forcément les plus crédibles ! Avec beaucoup d’humour, Paul revient sur ses principales erreurs. Il explique comment, au fil des ans, il a simplifié son offre, organisé sa production et son agence sur la base de quelques idées fortes, parmi lesquelles j’ai retenu celles-ci :

l’avenir est aux hybrides : il faut savoir tout faire. Il me semble que l’on en parlait déjà voici une quinzaine d’années, sous forme de « integrated agencies », « service complet » ou « 360 degrés ». Mais ici, le spectre est à la fois plus limité, puisqu’il ne s’agit que de on-line, et plus large, puisque les relations publiques y sont évidemment centrales.

la technologie (et particulièrement celle qui est utilisée as a Service) tient une place de plus en plus prépondérante tant dans la qualité du service rendu que dans l’organisation du travail

le rôle du content marketing dépasse largement la livraison de leads, pour intégrer leur suivi conversationnel

la transparence doit être totale, tant en interne que vis à vis des clients

– il est du devoir de l’agence de former ses clients : formation et coaching font partie intégrante de sa mission – et constituent aussi une source de rémunération.

Je n’ai pas vu passer les trois heures et demie de cette session. Parlant franchement et en toute simplicité, Paul nous a évité toute espèce de bullshit – et pour avoir fréquenté d’innombrables congrès professionnels, je peux témoigner que ça n’est pas courant.

Un bon début, indéniablement. Las participants au séminaire, qu’ils soient américains, belge, ukrainienne ou danois, ont tout aussi apprécié que moi. Pour nous détendre, la fin de la journée sera consacrée au networking… et à une soirée casino. C’est l’Amérique.

Paul Roetzer est l’auteur de The Marketing Agency Blueprint (paru aux US chez Wiley).

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